Je ne te comprends pas, toi, mon cher enfant qui cherche à connaitre la vérité. Il n'y en a pas vraiment, il y a juste ce sentiment de solitude envahissant ton être à la recherche de réponse que tu ne trouveras jamais, ces dernières n'existant pas. Sans arrêt à l'affut d'un quelconque changement dans ma manière d'être, de vivre, de respirer. Regarde moi, ais-je l'air changée ? Je ne suis pourtant pas différente, je suis seule et souvent malheureuse mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas aimer la vie. Tu sais, je te vois souvent, le soir, les larmes aux yeux, grands ouverts dans le noir, comme ci tu guettais quelque chose dans cette obscurité sans faille. Sèche tes larmes et ferme tes yeux, regarde au fond de toi, tu trouveras sans doute une multitude d'autres questions, ton rôle sera de les éviter, ne les fuis pas, supprime les, tu pourras alors profiter, vivre. Comprendrais-je moi aussi, un jour, la raison pour laquelle j'ai été poussée à t'écrire ces mots ? Tu as raison, encore une question sans réponse.